BURN-OUT

Burn-out : prévenir l’épuisement professionnel

Beaucoup le considèrent comme le mal professionnel de notre siècle. Et pour cause : à l’heure actuelle, les cas de burn-out, ou syndrome d’épuisement lié au travail, ne cessent de se multiplier. Catherine Vasey (http://www.noburnout.ch), psychologue spécialiste du sujet, nous explique comment les reconnaître, et surtout, s’en prémunir. En cause : notre stress chronique.

Un concept récent

Le terme de burn-out a été employé pour la première fois en 1974 par le psychiatre américain Herbert Freudenberger dans un article, Staff burnout. Il l’a défini alors comme une « brûlure interne ».

Littéralement, faire un burn-out, c’est « brûler de l’intérieur, se consumer ». « C’est une usure à petit feu qui trouve sa source dans le cadre professionnel », explique Catherine Vasey, psychologue et auteure de Burn-out.

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Un processus insidieux

Le burn-out « est un processus, et non un état », précise la psychologue. Processus qui peut d’ailleurs avoir différents degrés de gravité. « On n’est pas obligés d’aller jusqu’au fond pour rebondir. Sachant que l’évolution d’un burn-out est très lente ».

Mais un jour, on arrive au bout du bout de l’épuisement. « Soudain, j’ai craqué », « il/elle a pété les plombs », peut-on entendre. Le propre du burn-out : bien souvent, la personne qui en est atteinte ne s’en rend pas toute de suite compte. Pas plus que son entourage. « Cette personne va avoir tendance à en faire beaucoup, analyse Catherine Vasey. Elle va penser sans cesse à son travail, se rendre toujours disponible et prendre un rythme effréné sans forcément le réaliser. Ce faisant, elle va perdre contact avec elle-même, s’oublier, et finir par ne plus tenir compte de ses limites ». Jusqu’à un jour, perdre le contrôle.

Burn-out : et après ?

Burn-out

Face au burn-out, nous avons donc les moyens de réagir. A condition de savoir en reconnaître les symptômes. Parmi eux : grande fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, agressivité, ruminations, perte de concentration… Mais aussi des problèmes physiques comme pression respiratoire, maux de tête et d’estomac… Le signe qui ne trompe pas parmi tous ces symptômes ? « Lorsque cette fatigue de fond ne passe pas avec les vacances et que l’accumulation de tensions et de stress reprend sitôt le retour au travail ». 

Il existe des réseaux de spécialistes  pour  prévention du burn-out en entreprise. Leur site propose notamment un test gratuit : Suis-je en burn-out ? Dernier outil de prévention créé par la psychologue : un jeu de cartes. « Vivant au travail. Prévenir le burnout le temps d’une pause » (Editions Noburnout) : 45 questions essentielles afin de prévenir le stress au travail.

Il est alors temps de consulter son généraliste pour un bilan de santé. A lui d’identifier les causes – burn-out ou autre problème physique – de vos symptômes. Et de vous arrêter, ou non. « Ce n’est pas obligatoire. Mais quand on n’a plus d’énergie et un fort risque d’accident, c’est indispensable ». Si toctoc927 n’est jamais retournée travailler dans son entreprise, Bluefox678, lui, ne s’est arrêté que quinze jours avant de reprendre au même poste. D’ailleurs, 90% des patients de Catherine Vasey finissent par reprendre leur travail. « Il est important qu’ils réalisent l’on peut faire autrement, qu’ils peuvent arriver à gérer le stress et la pression. Retourner à leur poste va leur donner une force nouvelle, les aider à trouver un nouvel équilibre ». Heureusement, un burn-out n’a, dans la plupart des cas, rien d’irréversible. Mais peut faire de gros dégâts